Kitchari au haricot mungo germé
- sophiehougardy21
- 17 janv.
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 3 jours
Version traditionnelle réintroduite, avec un grand final à la coriandre fraîche
Le kitchari est un plat indien emblématique, à la fois nourrissant, réparateur et très digeste quand il est bien mené. Il est souvent utilisé dans les approches ayurvédiques comme base de repos digestif, de transition alimentaire ou de retour au simple.
Ici, je le présente dans une version fidèle à l’esprit traditionnel, tout en l’amenant vers mes principes alimentaires "vivant" : faire germer le haricot mungo (soja vert) avant cuisson.
La germination aide à rendre les légumineuses plus tolérables, plus “vivantes”, et souvent plus faciles à intégrer pour les intestins sensibles.
Et aussi la magie finale, celle qui change tout au palais (et au cœur), c’est une généreuse coriandre fraîche ajoutée au moment de servir. On ne parle pas d’une pincée timide : on parle d’un vrai tapis de coriandre.
Cette version est cuite au ghee. .👉 Vers la recette du ghee.

Ingrédients (2 à 4 portions)
Haricots mungo (soja vert) secs, à faire germer
Riz basmati blanc à faire tremper quelques heures
Bouillon fait maison
Ghee (beurre clarifié)
Cumin en poudre
Curcuma en poudre ou frais
Curry de Madras en poudre
Gingembre frais
Eau filtrée
Sel non raffiné
Ajout essentiel saveur au service
Coriandre fraîche en grande quantité (feuilles + tiges tendres)
Cressonnettes (facultative)
Pousses de daikon, de radis rose, ... (facultatif)
(Optionnel selon tolérance : fenouil, cardamome, laurier, un filet de citron vert)
Préparation en amont – Germination du haricot mungo
Faire tremper les haricots mungo secs pendant 12 heures
Rincer soigneusement
Laisser germer 24 à 36 heures, en rinçant 2 fois par jour
Observer l’apparition d’un petit germe blanc
Rincer une dernière fois avant cuisson
⏳ Prévoir de commencer la recette au moins 36 heures à l’avance
Faire tremper le riz basmati 4 à 6 heures
Préparation du kitchari à ma manière
Rincer le riz basmati jusqu’à ce que l’eau soit claire
Égoutter les haricots mungo germés
Mettre un bon fond de bouillon
Ajouter 2 CàS de riz par personne et par repas
Ajouter les épices
Faire bouillir
Puis laisser fémirr jusqu'à la consistance souhaitée (le riz trempé cuit plus vite)
Verser les haricots mungo germés
Mélanger pour bien enrober des épices
Laisser cuire à feu doux
Remuer régulièrement
Ajuster la texture : obtenir un plat fondant, presque crémeux
Saler en fin de cuisson
Finition – Le beurre au lait cru OU Ghee ET la coriandre fraîche ET gigembre frais
Ciseler une grande quantité de coriandre fraîche
Ajouter une première poignée directement dans la casserole hors du feu
Mélanger doucement
Servir dans les bols
Ajouter encore beaucoup de coriandre fraîche sur le dessus
Ajouter autant d'aromates que choisies
Hâcher le gigembre : en parsemer sur le kitchari
Faire fondre le beurre au lait cru au bain-marie/ ou le ghee dans un caquelon
Le verser directement dans l'assiette selon le goût
Astuce “vivante” :
Ajouter la coriandre/les aromates au dernier moment pour préserver son parfum, sa fraîcheur et son côté “vert tonique”
J'amène aromates et gigembre dans des bols pour que chacun.e puisse se servir selon ses appétances et affinités
Texture et intention
Viser un kitchari chaleureux, enveloppant, liant
Servir bien chaud
Manger lentement, dans une ambiance calme
Ce plat est une sorte de “reset” intelligent : la cuisson fait le travail de douceur, et la coriandre vient ensuite comme une signature fraîche, presque une petite brise verte sur un plat cocon.
Les graines germées dites "soja vert"
Les graines germées dites “soja vert” : de quoi parle-t-on vraiment ?
Sous le nom courant de “soja vert”, on désigne le plus souvent le haricot mungo (Vigna radiata), une petite légumineuse verte très utilisée en Asie.
Une fois germées, ces graines donnent les fameuses pousses croquantes qu’on ajoute aux woks, salades, soupes et rouleaux.
Pourquoi cette confusion ?
Le terme “soja” est devenu un mot-parapluie pour les “pousses” en rayon, alors que la variété la plus courante est le mung. Le vrai soja (Glycine max) existe bien, mais ses germes sont moins fréquents et ont un profil différent.
Atouts des pousses de haricot mungo
Texture fraîche et croquante, goût doux et légèrement “noisetté”.
Intérêt nutritionnel : la germination rend certains nutriments plus disponibles et apporte de la vitalité végétale (enzymes, vitamines variables selon conditions).
Très polyvalentes : crues (si bien maîtrisées) ou juste saisies pour garder le croquant.
Conseil pratique
Pour éviter l’ambiguïté, cherche la mention “haricot mungo / mung bean” ou le nom latin Vigna radiata sur l’étiquette : c’est le meilleur moyen de savoir ce que tu achètes.
A propos des recettes que je partage
Les recettes, en tant que telles, ne sont pas ce qui m’intéresse le plus.
Une recette n’est, au fond, qu’une procédure.
Ce qui me passionne, ce sont les processus qui les sous-tendent :comment un aliment réagit, comment une cuisson transforme, comment un assemblage soutient — ou non — le vivant.
Chaque préparation présentée ici s’inspire de sources identifiées, de traditions, de cuisines, de personnes ou de principes que je cite et que je respecte.
À partir de cette base, j’adapte, j’observe, et j’affine pour rester au plus près de ce qui est physiologiquement cohérent, respectueux du corps et générateur de vitalité.
Mon approche s’inscrit dans une vision de l’ Alimentation Vive, attentive aux modes de cuisson, aux textures, aux associations, et à la façon dont un plat dialogue réellement avec le corps.
Chaque recette est donc une proposition ouverte, modulable, explicable — jamais un dogme.
Sophie Hougardy
Conseillère en alimentation cohérente · Exploratrice des dynamiques du Human Design · Transmettrice de yoga et de pratiques de présence au corps et à la Conscience
+32 472 59 59 35




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