Protéines/ Acides aminés et neuromédiateurs
- 28 mai
- 3 min de lecture
Les protéines nourrissent aussi le système nerveux

Quand on parle de protéines, on pense souvent aux muscles, à la récupération sportive, à la sarcopénie ou à la masse maigre.
C’est juste. Mais c’est incomplet.
Les protéines de qualité apportent des acides aminés, et ces acides aminés sont aussi des matériaux de base pour fabriquer une partie essentielle de notre équilibre nerveux : nos neurotransmetteurs, nos neuromédiateurs, et certaines hormones ou neurohormones.
Autrement dit : les protéines ne servent pas uniquement à ≪ faire du muscle ≫. Elles participent aussi à notre humeur, notre sommeil, notre motivation, notre capacité d’éveil, notre résistance au stress, notre satiété et notre stabilité émotionnelle, ...
Quelques exemples concrets

La tryptophane participe à la fabrication de la sérotonine, puis de la mélatonine.
Elle est donc impliquée dans l’humeur, l’apaisement, la satiété et le sommeil.
La tyrosine et la phénylalanine participent à la fabrication de la dopamine, de la noradrénaline et de l’adrénaline.
Elles sont liées à l’élan, la motivation, la concentration, la vigilance et la capacité à répondre au stress.
La glutamine intervient dans l’équilibre entre glutamate et GABA, deux acteurs importants de l’excitation et de l’apaisement du système nerveux.
Et pour moi, c’est absolument essentiel aujourd’hui.
Parce qu’en consultation, je vois de plus en plus de personnes qui n’arrivent plus seulement avec une fatigue “physique”.
Elles arrivent avec des signes très nets de déséquilibre nerveux et neurochimique :
compulsions alimentaires ou boulimies, souvent sucrées ;
burn-out ou pré-burn-out ;
sommeil cassé, réveils nocturnes, difficulté à récupérer ;
difficulté à se lever ou à se sentir vraiment éveillé ;
perte de motivation, perte d’élan ;
brouillard mental, difficulté à se concentrer ;
irritabilité, anxiété, hypersensibilité ;
sensation d’être “à plat”, même en mangeant suffisamment ;
...
Bien sûr, tout ne se résume jamais aux protéines. Le sommeil, le stress, l’inflammation, la glycémie, le microbiote, les carences en vitamines B, magnésium, zinc, fer ou oméga-3 jouent aussi un rôle majeur.
Mais on ne peut pas soutenir durablement le système nerveux si le corps manque de matériaux de base.
Et les acides aminés en font partie
C’est pour cela que je réévalue très souvent l’apport protéique en consultation. Non pas pour pousser tout le monde vers plus de protéines animales, ni vers des compléments à tout prix, mais pour vérifier une question simple :
Est-ce que le corps reçoit réellement ce dont il a besoin pour réparer, fabriquer, réguler, récupérer ?
Chez une personne stressée, épuisée, sportive, en péri-ménopause, en restriction alimentaire, ou simplement en perte de vitalité, cette question devient centrale.
Les protéines de qualité ne sont donc pas seulement une affaire de muscles. Elles sont aussi une affaire de stabilité intérieure, de clarté mentale, de sommeil, de satiété et de présence à soi.
Sophie Hougardy — Voies du Corps
J’accompagne les personnes qui souhaitent retrouver - au quotidien - un lien plus juste avec leur corps, leur énergie et leur alimentation.
Pour moi, l’alimentation n’est pas une série de règles à appliquer. C’est une manière de dialoguer avec le corps : comprendre ce qui le fatigue, ce qui le nourrit, ce qui le stabilise, ce qui lui redonne de la clarté.
Mon approche relie alimentation humaine cohérente, profilage alimentaire, alimentation vivante, pleine présence et écoute corporelle.
Elle tient compte du métabolisme, de la digestion, du stress, du sommeil, de l’énergie, mais aussi de la réalité quotidienne de chacun.
À travers Voies du Corps, je transmets des repères simples, précis et durables pour retrouver santé, vitalité et autonomie alimentaire — sans rigidité, sans dogme, mais avec exigence, douceur et cohérence.




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