Kapālabhāti
- sophiehougardy21
- 13 janv.
- 3 min de lecture
Kapālabhāti est une technique de respiration dynamique utilisée en yoga, considérée à la fois comme un prāṇāyāma (exercice de contrôle du souffle) et un kriyā (technique de purification).
Son nom vient du sanskrit :
Kapāla signifie "crâne"
Bhāti signifie "lumière" ou "brillance"
Cette pratique est réputée pour purifier l’esprit et stimuler le cerveau, aidant à chasser les pensées négatives.
Elle consiste en une expiration rapide et forcée, suivie d’une inspiration passive, ce qui renforce les muscles expiratoires et améliore la circulation de la lymphe.
Kapālabhāti est souvent utilisée pour dynamiser le corps et préparer à des pratiques plus intenses comme Bhastrikā.
Sa pratique
Kapâlabhâti est un prânayâma diaphragmatique pur, par conséquent abdominal; pourtant le thorax y joue un rôle important, précisément dans la mesure où il demeure rigoureusement immobile.
Le thorax
Avant de commencer Kapâlabhâti, bombez le thorax qui doit rester bloqué en position d'inspiration, avec les côtes écartées.
Il demeurera aussi immobile que possible pendant tout l'exercice : c'est une condition sine qua non de réussite. Si vous observez le thorax pendant l'exercice, vous verrez que, bien que bloquées, les dernières côtes bougent.
Ce mouvement est inévitable et passif car il est dû à la traction exercée par les muscles de la sangle abdominale reliés aux côtes.
Ce qu'il faut éviter, c'est tout mouvement actif, volontaire, du thorax.
La sangle abdominale
La sangle abdominale est le moteur de l'exercice. Le contrôle requis pour Kapâlabhâti est totalement différent de celui de la respiration avec sangle contrôlée.
Pour apprendre ce prânayâma, placez-vous dans votre position favorite et après avoir redressé la colonne et bloqué le thorax bombé, concentrez-vous sur ce qui se passe dans l'abdomen.
Placez le centre de gravité du tronc dans le bas-ventre, en dessous du nombril.
Relâchez maintenant la sangle abdominale.
Contractez brusquement - je dirais même brutalement - l muscles de la sangle abdominale, les grands droits en particulier. Cet contraction provoque l'expulsion brutale d'une certaine quantité d'air.
Relâchez aussitôt - lentement - la sangle abdominale : le ventre fait nouveau légèrement saillie et une certaine quantité d'air entre dans les poumons, passivement et sans bruit.
Bénéfices de Kapâlabhâti
Rejet de l'air résiduel
Kapâlabhâti permet un nettoyage total des poumons en expulsant efficacement l'air résiduel, qui ne peut pas être complètement éliminé par la respiration yogique classique.
CO2
Cet exercice provoque une réduction massive du CO2 dans le sang, entraînant un décrassage de l'organisme en quelques minutes, grâce à la chute temporaire du taux de CO2, qui facilite l'élimination des déchets cellulaires.
Oxygène
Pendant Kapâlabhâti, le sang s'enrichit en oxygène, stimulant ainsi la respiration cellulaire. Cela est particulièrement bénéfique pour les personnes sédentaires dont l'activité métabolique est réduite.
Circulation sanguine
Le diaphragme, en se contractant, joue un rôle crucial dans la circulation sanguine, agissant comme une pompe qui favorise le recyclage et l'oxygénation du sang veineux, entraînant une vibration bénéfique dans tout l'organisme.
Diaphragme
Kapâlabhâti mobilise le diaphragme de manière passive. La sangle abdominale repousse les viscères, permettant au diaphragme de travailler sans contractions musculaires directes, ce qui est essentiel pour sa souplesse et sa mobilité.
Sangle abdominale
Cette pratique renforce et assouplit les muscles de la sangle abdominale, contribuant à l'élimination des graisses abdominales et favorisant l'amélioration de la musculature.
Organes abdominaux
Tous les viscères abdominaux bénéficient d'une tonification et d'un massage physiologique, ce qui stimule la digestion et améliore le péristaltisme intestinal, aidant à prévenir la constipation.
Système nerveux
Kapâlabhâti a des effets bénéfiques sur le système nerveux autonome, en apaisant le centre respiratoire grâce à l'hyperoxygénation et à la diminution du CO2, ce qui contribue à un tonique global pour ce système.



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