Adolescence - Faire confiance à ce qui cherche à éclore
Dernière mise à jour : 29 août
Colette et Maurice : quand des adultes croient vraiment en ≪ nos ≫ jeunes

Cette Résonance, j’ai envie de mettre en lumière deux personnes pour lesquelles j’éprouve une profonde tendresse — mais plus encore, une véritable admiration : Colette Hellings et Maurice Medici.
Il existe des personnes qui ne se contentent pas de parler de société, de solidarité, de transmission ou d’humanité.
Elles agissent.
À leur échelle, avec leurs outils, leur métier, leur sensibilité, elles créent des espaces où quelque chose peut bouger, se dire, se transformer.
Colette et Maurice font partie, pour moi, de ces personnes-là.
Ce qui les réunit aujourd’hui me touche particulièrement : leur foi dans les jeunes et dans l’immense potentiel qui sommeille en chacun.e.
Au Fil de cet Article
1- L’adolescence : un Univers en pleine effervescence
Nous savons combien l’adolescence est une période foisonnante.
Foisonnante par la force qu’elle génère, la créativité qui cherche à éclore, le désir d’exister par soi-même, de penser autrement, de trouver sa place et de refaire le monde.
Mais foisonnante aussi de doutes, de colères, de frustrations, de conflits, de remises en question et parfois de souffrance.
Il faut quitter peu à peu certains territoires de l’enfance.
Se confronter à son clan, parfois s’en éloigner.
Trouver qui l’on est au milieu du regard des Autres.
Et puis il y a le monde que nous leur laissons.
Un monde traversé par des crises écologiques, sociales, politiques et humaines qui peut donner envie de s'engager avec une lucidité extraordinaire… ou, à certains moments, donner le sentiment que l’avenir s’est considérablement assombri.
Pourtant, je reste profondément convaincue d’une chose :
≪ Nos ≫ jeunes possèdent des ressources extraordinaires.
Une capacité de voir autrement.
De questionner ce que nous avons fini par considérer comme normal.
De créer.
De se révolter aussi.
Comme le dirait mon "Enseignant" en NSQ® (Neuro-Somato-Quantique), les émotions et sensations désagréables, frustrantes et douloureuses sont devenir un formidable carburant quand consciemment utilisées au service du déploiement de l'Être.
La colère, le doute, la frustration, la souffrance ne sont pas nécessairement des forces à faire taire. Elles peuvent devenir matière à créer, à comprendre, à transformer et à se mettre en mouvement.
C’est précisément là que le projet de Colette et Maurice prend tout son sens.
2- La Cabane bleue : Exprime-toi. Crée. Affirme-toi !
À partir de septembre, La Cabane bleue ouvre un groupe destiné aux adolescents de 13 à 16 ans, animé par Colette Hellings et Maurice Medici.
Sept samedis matin, de 9 h à 12 h, à Strépy.
Et surtout, un espace pour se dire, s’affirmer, partager et créer.
Il ne s’agit pas d'un cours d'art et il n'est absolument pas nécessaire de savoir dessiner, peindre ou avoir une quelconque pratique artistique.
Peinture, collage, modelage, écriture, théâtre, mouvement, jeu… deviennent des portes d’entrée pour permettre aux jeunes d’exprimer ce qui les traverse.
Leurs émotions...
Leurs doutes...
Leurs colères...
Leurs peurs...
Leurs rêves...
Leurs joies...
Non pas pour fabriquer quelque chose de « joli », mais pour faire émerger quelque chose de soi.
Colette et Maurice ont voulu un petit groupe — sept jeunes maximum — afin de préserver un véritable espace d’écoute, de sécurité et de rencontre.
Le projet est annoncé par Colette pour septembre 2026. (Colette-hellings)
Et je trouve cette proposition particulièrement précieuse.
Parce qu’au lieu de demander une fois encore aux adolescents de rentrer dans une case, elle leur propose exactement l’inverse : explorer qui ils sont et ce qui demande à naître en eux. C'est aussi une manière particulièrement soutenante - à mon sens - de participer avec eux à la transmutation de ce Monde et ses comportements humains vers plus d'harmonie et de fluidité.
3- Colette — créer pour pouvoir se dire
Je connais Colette depuis 2004 ou 2005 et j’ai énormément de reconnaissance pour Elle, pour ce qu'elle crée, partage et amène aux femmes et hommes de tout âge, genre et complexité.
J'admire sa cohérence entre la femme, la mère, la grand-mère et la thérapeute.
Depuis plus de vingt-cinq ans, elle accompagne les êtres dans leurs passages de vie. Elle est praticienne de la psychothérapie analytique-existentielle depuis 2000, art-thérapeute diplômée du Centre Rhapsodie depuis 2013 et titulaire du Certificat européen de psychothérapie.
Elle accompagne en individuel, en couple et en groupe, forme également de futurs professionnels et assure des supervisions. (Colette-hellings)
Son approche part notamment de cette conviction : les crises que nous traversons peuvent aussi devenir des lieux de transformation.
Et lorsque les mots ne suffisent plus, elle ouvre d’autres chemins : dessin, peinture, collage, terre, écriture, contes, jeu de sable, rythmes, mouvement…
Créer devient alors une autre façon de parler.
Peut-être même, parfois, une façon de dire ce que l’on ne savait pas encore que l’on avait à dire.
4- Maurice — faire émerger et vivre plutôt que discourir
Et il y a Maurice aussi.
Chez lui, ce qui m’a toujours profondément impressionnée, c’est cette manière d’avoir fait de l’enseignement de la morale une expérience vivante.
Professeur de morale au Lycée Technique Maurice Herlemont à La Louvière, il ne s’est pas contenté de parler à ses élèves de citoyenneté, d’exclusion ou de préjugés.
Il a cherché à les confronter, concrètement, à ce que ces mots pouvaient signifier.
Il a soutenu des jeunes dans la mise en place de solutions face à des situations de vie particulièrement difficiles.
L'une des expériences qu'il m'a racontée reste particulièrement forte
Avec l'aide de Fedasil, des adolescents ont participé à une mise en situation autour du parcours des réfugiés. Ils disposaient initialement de très peu d'informations, rencontraient un faux passeur, subissaient un contrôle de leurs papiers puis découvraient la réalité d'un campement avant de rencontrer et d'écouter une personne ayant elle-même vécu l'exil.
Évidemment, quelques jours d’immersion ne peuvent reproduire ce que signifie réellement être contraint de fuir son pays.
Mais là n’était pas l’enjeu.
L’enjeu était de faire tomber, ne serait-ce qu’un instant, la distance confortable qui existe entre « eux » et « nous ».
Ne plus seulement parler du réfugié.
Essayer de regarder le monde depuis sa place.
Et permettre ensuite aux jeunes de réfléchir, d’échanger, de questionner leurs représentations.
C'est cette pédagogie-là que j'admire chez Maurice : une pédagogie qui ne cherche pas seulement à remplir les têtes, mais à mettre les consciences en mouvement.
Une pégagogie qui choisit de sollicité l'intelligence collective, l'émergence, la confiance avec discernement, ...
5- Si j’avais aujourd’hui un adolescent de 13 à 16 ans…
Je lui proposerais sans hésiter cette aventure.
Pas parce qu’il aurait nécessairement « un problème ».
Pas parce qu’il faudrait le réparer.
Mais précisément parce qu’il est adolescent.
Parce qu’il porte probablement en lui des forces qu’il ne connaît pas encore.
Parce que sa colère peut devenir mouvement.
Son doute, questionnement.
Sa frustration, création.
Sa sensibilité, puissance.
Sa différence, singularité.
Et parce qu’un espace où l’on peut être écouté sans être immédiatement corrigé, interprété ou jugé est peut-être l’un des plus beaux cadeaux que l’on puisse offrir à un jeune.
Sept matinées pour s’exprimer, créer, rencontrer d’autres jeunes et expérimenter ce potentiel incroyable de déploiement qui réside en chacun de nous.
Et peut-être repartir en se connaissant un peu mieux.
6- La Cabane bleue — en pratique
Pour qui ? Jeunes de 13 à 16 ans
Quand ? Sept samedis matin, de 9 h à 12 h
Où ? Rue de Trivières 98A, 7110 StrépyGroupe : 7 participants maximum
Avec : Colette Hellings, art-thérapeute et psychothérapeute, et Maurice Medici, enseignant
Les coordonnées figurent également sur l'affiche qui accompagne cet article.
Adresse : Rue de Trivières 98A, 7110 Strépy
Téléphone : +32 474 64 42 79
E-mail : colettehellings@gmail.com
Et si un adolescent autour de vous pouvait avoir besoin — non pas qu'on lui dise qui devenir — mais simplement d'un lieu suffisamment accueillant pour découvrir qui il est déjà, transmettez-lui cette proposition.
C'est parfois ainsi que commencent les plus beaux déploiements.




Commentaires