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Sculpter le Visage : ≪ Focus sur le cou et le décolleté

  • il y a 1 jour
  • 7 min de lecture

Lignes du cou : comprendre leurs causes et agir au quotidien


Les lignes horizontales et autres rides du cou sont naturelles lorsque nous bougeons la tête. Elles apparaissent notamment lorsque nous regardons vers le bas, tournons la tête ou rapprochons le menton de la poitrine.

Le problème n’est donc pas que le cou forme des plis pendant le mouvement. Il apparaît lorsque ces lignes deviennent progressivement visibles même au repos, jusqu’à s’installer durablement.


Pour agir avec pertinence, il est nécessaire de comprendre les différents facteurs qui participent à leur formation : la qualité de la peau, les tensions musculaires, la posture et la répétition quotidienne de certains mouvements.



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1- Lignes dynamiques et lignes statiques


Il existe deux grandes catégories de lignes.


1- Les lignes dynamiques

Les lignes dynamiques apparaissent lorsque le cou bouge ou se plie.

Elles sont normales : la peau doit pouvoir accompagner les mouvements de la tête et du cou.

Regarder son téléphone, baisser la tête pour lire ou rapprocher le menton de la poitrine fait naturellement apparaître des plis horizontaux.


2- Les lignes statiques

Les lignes statiques restent visibles lorsque la tête est droite et que le cou ne bouge plus.

Elles correspondent à des plis qui se sont progressivement marqués dans la peau. Leur installation peut être favorisée par :

  • la répétition fréquente des mêmes mouvements ;

  • une posture dans laquelle la tête reste projetée vers l’avant ;

  • le raccourcissement et la tension de certains muscles ;

  • la perte progressive d’élasticité de la peau ;

  • un manque de mobilité et d’étirement du cou.


L’objectif n’est donc pas d’empêcher le cou de bouger, mais d’éviter qu’il reste continuellement comprimé dans les mêmes positions.


2- Pourquoi la peau du cou marque-t-elle facilement ?


La peau du cou est relativement fine et fragile.

Comme celle du contour des yeux, elle est particulièrement sensible aux signes du vieillissement.


Avec le temps, elle peut présenter :

  • une diminution de son élasticité ;

  • une texture plus fine ou plus froissée ;

  • des plis plus visibles ;

  • un relâchement progressif ;

  • une récupération plus lente après les mouvements.


Cette fragilité explique en partie pourquoi les lignes du cou peuvent apparaître ou se creuser plus rapidement que sur d’autres parties du corps.


Mais la peau n’est pas seule en cause.

Les structures musculaires situées sous la peau jouent également un rôle important.


3- Les muscles impliqués dans les tensions du cou

Le cou comprend de nombreux muscles qui permettent de soutenir, incliner et tourner la tête.

Lorsque ces muscles sont peu mobilisés, constamment raccourcis ou excessivement tendus, ils peuvent modifier l’apparence du cou et accentuer certains plis.


Le platysma



Le platysma est une large structure musculaire superficielle qui s’étend :

  • depuis la région de la mâchoire ;

  • sur l’avant et les côtés du cou ;

  • jusqu’aux clavicules et au haut du thorax.


Lorsqu’il est tendu ou raccourci, il peut participer à plusieurs manifestations :

  • une mâchoire moins nettement dessinée ;

  • une impression de relâchement sous le menton ;

  • des cordes verticales visibles dans le cou ;

  • une tension générale de la partie antérieure du cou ;

  • une accentuation des lignes et des plis.




Le platysma fonctionne comme une grande nappe musculaire.


Une tension dans sa partie basse peut ainsi se répercuter vers le haut, jusqu’à la mâchoire.





Les sternocléidomastoïdiens




Les sternocléidomastoïdiens, souvent appelés SCM, sont deux muscles situés sur les

côtés du cou.

Ils relient notamment la base du crâne au sternum et aux clavicules. Ils interviennent dans la rotation et l’inclinaison de la tête.


Ils peuvent devenir particulièrement tendus lorsque :

  • la tête reste projetée vers l’avant ;

  • les épaules sont enroulées ;

  • l’écran est placé trop bas ;

  • le regard est constamment dirigé vers le bas ;

  • le cou manque de mobilité.

Une tension importante des SCM peut contribuer à maintenir la tête dans une position avancée et à raccourcir visuellement l’avant du cou.


4- La posture : un facteur présent toute la journée


Quelques minutes d’exercices peuvent être utiles, mais elles ne compensent pas entièrement une position défavorable maintenue pendant plusieurs heures.

La posture quotidienne joue donc un rôle essentiel.


Le travail sur ordinateur

Lorsque l’écran est trop bas ou trop éloigné, la tête avance progressivement vers l’avant.

Cette position :

  • raccourcit l’avant du cou ;

  • augmente les tensions à la base du crâne ;

  • sollicite davantage les muscles cervicaux ;

  • maintient la peau du cou dans une position comprimée.

L’écran doit idéalement être placé de manière à pouvoir regarder devant soi sans devoir baisser continuellement la tête.

L’utilisation du téléphone

Regarder longuement un téléphone placé près du ventre ou sur les genoux oblige à incliner fortement la tête.

Les plis qui apparaissent dans cette position sont normaux. Cependant, répéter cette posture pendant de longues périodes peut contribuer à les marquer davantage.


Il est préférable de remonter régulièrement le téléphone vers le niveau du regard et de relâcher la nuque entre deux périodes d’utilisation.

La position debout

Même debout, la tête peut rester légèrement projetée en avant du thorax.

Cette position est parfois devenue tellement habituelle qu’elle n’est plus ressentie comme inconfortable. Pourtant, elle entretient le raccourcissement de l’avant du cou.

L’objectif est de replacer la tête au-dessus du thorax, sans rigidité et sans tirer exagérément le menton vers l’arrière.

La position de sommeil

La posture nocturne mérite également d’être observée, car elle est maintenue pendant plusieurs heures.


Un oreiller trop épais peut pousser la tête vers l’avant et rapprocher le menton de la poitrine. Le cou reste alors replié durant une grande partie de la nuit.


Il est utile de vérifier :

  • si l’oreiller soulève excessivement la tête ;

  • si le menton est constamment ramené vers la poitrine ;

  • si la nuque est soutenue sans être comprimée ;

  • si la tête reste dans le prolongement naturel de la colonne vertébrale.


La position idéale dépend de la morphologie et de la manière de dormir. Il ne s’agit donc pas d’appliquer une règle identique à tout le monde, mais de rechercher une position dans laquelle le cou reste aussi long et neutre que possible.


Surélever légèrement la partie supérieure du lit peut convenir à certaines personnes, notamment lorsqu’elles se sentent inconfortables en position totalement horizontale. Cette adaptation doit cependant rester progressive et confortable.



5- Une pratique qui dépasse les exercices


Le travail sur les lignes du cou ne repose pas uniquement sur une série de gestes effectués une fois par jour.


Il consiste aussi à développer une attention régulière aux positions prises pendant les autres heures de la journée.


Quelques repères simples peuvent faire une différence :

  • relever les écrans ;

  • rapprocher le matériel de travail ;

  • éviter de maintenir longtemps le menton vers la poitrine ;

  • replacer régulièrement la tête au-dessus du thorax ;

  • détendre les épaules ;

  • mobiliser doucement le cou ;

  • observer la position de sommeil ;

  • choisir un oreiller adapté ;

  • interrompre les postures prolongées.


Il ne s’agit pas de rester parfaitement droite ou immobile. Une posture saine est une posture qui peut varier, bouger et se réorganiser.


6- Étirements, relâchement et mobilité


Les muscles du cou ont besoin d’être mobilisés et relâchés comme les autres muscles du corps.


Une pratique régulière - et de préférence quotidienne- peut comprendre :

  • des mouvements doux de rotation ;

  • des inclinaisons contrôlées ;

  • des étirements des côtés du cou ;

  • un relâchement des SCM ;

  • une détente du platysma ;

  • une ouverture de la poitrine et de la région sous-claviculaire ;

  • un repositionnement progressif de la tête.


Les mouvements doivent rester lents et confortables. Il ne faut pas tirer brutalement sur la peau ni forcer l’amplitude cervicale.


L’objectif est de rendre de l’espace et de la mobilité au cou, et non de provoquer une tension supplémentaire.


7- Agir sur plusieurs dimensions


Les lignes horizontales du cou ne dépendent généralement pas d’une cause unique.


Elles résultent souvent de l’association de plusieurs facteurs :

  • la finesse et l’évolution naturelle de la peau ;

  • la répétition des flexions du cou ;

  • les tensions du platysma et des SCM ;

  • une tête fréquemment projetée vers l’avant ;

  • une posture de travail peu adaptée ;

  • une position de sommeil qui comprime le cou ;

  • un manque de mouvement et de mobilité.


Une approche cohérente consiste donc à agir simultanément sur la posture, la mobilité, les tensions musculaires et la qualité de la peau.


8- En résumé


Les plis qui apparaissent lorsque le cou bouge sont naturels.

Ce sont les lignes qui restent visibles au repos que l’on cherche à atténuer.


Pour limiter leur installation ou leur approfondissement :

  1. Observer les positions répétées pendant la journée.

  2. Éviter de maintenir longtemps la tête inclinée vers le bas.

  3. Corriger progressivement la projection de la tête vers l’avant.

  4. Relâcher régulièrement le platysma et les muscles latéraux du cou.

  5. Entretenir la mobilité cervicale.

  6. Vérifier la hauteur de l’écran et la position du téléphone.

  7. Adapter l’oreiller et la position de sommeil.

  8. Associer les exercices à une attention posturale quotidienne.


Le travail le plus efficace ne consiste pas à lutter contre chaque pli, mais à redonner au cou sa longueur, sa mobilité et sa capacité naturelle à se relâcher.



9- En pratique


Je propose des séances de yoga du visage, Face Yoga, yoga énergétique et mouvement conscient, en ligne ou en présentiel.

Vous trouverez sur ce site les différents cours, ateliers, événements et cycles actuellement proposés. Il est également possible de prendre rendez-vous pour une consultation ou un accompagnement individuel.

Merci de votre confiance et au plaisir de vous accompagner sur votre chemin de santé, de présence et de vitalité. Sophie Hougardy Fondatrice de Voies du Corps

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